lundi 3 septembre 2012



Jamais le soleil ne l’a vu,
Tant fût ­il matin, qu’il n’eût bu,
Et jamais au soir la nuit noire,
Tant fût tard, ne l’a vu sans boire.
Il chantait la grande massue
Et la jument de Gargantue,
Le grand Panurge et le pays
Des Papimanes ébahis,
Leurs lois, leurs façons, leurs demeures,
Et frère Jean des Entommeures
Et d’Épistémon les combats.
Ô toi, quiconque sois, qui passes,
Sur sa fosse répands des tasses,
Répands du brit et des flacons,
Des cervelas et des jambons.

Malgré tout ce que l’on a pu dire de Rabelais, en commençant par l’épitaphe de Ronsard, ci-dessus de leur époque respective, jusqu’à nos jours, l’œuvre entière de sa vie ne se borne pas à celles que nous lui connaissons mieux, c’est-à-dire

- Pantagruel (1532) ;
- Gargantua (1534) ;
- le Tiers livre (1546) ;
- le Quart livre (1552),

mais s’étend aussi à une correspondance, à la publication des lettres médicinales de Manardi et de la topographie de l’ancienne Rome de Marliani. Néanmoins, entre comique et esprit critique, ce seront ses géants qui traverseront l’histoire jusqu’à nous.





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